Shylah Sheehan passe ses journées à faire ce qu’elle aime, à miser sur sa créativité et à interagir en tête-à-tête avec les gens. Elle est propriétaire et technicienne en pose d’ongles au Gel Bar, un salon de manucure qu’elle a ouvert dans sa ville natale, Souris, en mars 2020.
Beaucoup de rires ponctuent ses journées, selon elle. Elle se fait des amies et renoue avec d’autres par l’intermédiaire de ses services.
En regardant l’avenir, elle ne se voit pas être autre chose qu’entrepreneure.

« Je crois que je vais toujours être mon propre patron. Peu importe le domaine, explique-t-elle. Je suis une leader, et je suis faite comme ça. J’aime vraiment être travailleuse autonome en raison de la flexibilité. »
Par contre, en commençant son plan d’affaires, elle n’en était pas aussi certaine.
« J’étais vraiment dépassée, et il y avait beaucoup d’inconnues, poursuit-elle. J’avais beaucoup de questions, comme qu’est-ce que je dois enregistrer, de quels organismes dois-je devenir membre; beaucoup de questions, et je n’étais pas certaine des réponses. »
« Au fond, je partais de rien, et je ne savais pas quoi faire ni quelle était la première étape ou comment rédiger un plan d’affaires. »
Après quelques recherches, elle a trouvé de l’information sur le centre d’action rural et pris rendez-vous à celui le plus proche, à Montague. Le personnel du centre d’action rural lui a fourni de l’information sur les ressources disponibles pour l’aider à démarrer son entreprise.
On l’a incitée à s’inscrire à un cours gratuit sur la rédaction de plans d’affaires offert par le centre d’action rural. Il s’est avéré un tournant et a été très utile.
« Il m’a aidée dans les premiers stades de planification, car j’étais dépassée par la rédaction du plan d’affaires en général et l’information requise, avoue-t-elle. Le cours m’a aidée à soulager le stress de trouver ce qu’il fallait faire quand on part de rien. »
Au-delà du cours de rédaction de plans d’affaires, Shylah a toujours senti que le personnel du centre d’action rural était là pour la soutenir.
« Ils étaient toujours là quand j’avais des questions, précise-t-elle. Je pouvais simplement leur lancer mes questions et obtenir de l’aide, je ne me sentais pas complètement perdue. »
Shylah croit que les organismes comme le centre d’action rural sont importants, surtout pour les personnes qui peuvent se sentir comme elle au début, alors qu’elle voulait démarrer son entreprise, mais ne savait pas comment faire.
« Il est très utile d’avoir de l’aide, car c’est très intimidant au début, ajoute-t-elle. On veut abandonner, on ne veut plus poursuivre le démarrage de son entreprise parce qu’on ne sait carrément pas ce qu’on fait. »
« Il est donc utile d’avoir un centre où demander de l’aide pour partir du bon pied. Pour savoir où aller afin d’obtenir de l’information, pour nous aider à décoller, en gros. »
Recommande-t-elle aux autres entrepreneurs en herbe de consulter le centre d’action rural? Absolument. « Comme je disais, si je ne leur avais pas demandé de l’aide, ou si je n’avais pas obtenu ce soutien, je ne serais probablement pas parvenue à lancer mon entreprise, parce que j’étais tellement dépassée au début, répond-elle. Pour quelqu’un qui commence, c’est vraiment bénéfique. »
